Les biais cognitifs au travail ne sont plus un sujet théorique
Les biais cognitifs au travail structurent la façon dont vos équipes perçoivent l’information, décident, coopèrent… et résistent au changement.
Dans un premier article publié sur notre site, nous présentions les principaux biais et nos outils SCOPE10® et SCOPE20®.
Aujourd’hui, Alixio Group partage un nouvel éclairage à partir de 1 346 profils analysés avec SCOPE :
un article récemment publié par HelloWork s’est appuyé sur ces données et sur l’interview de Stéphane Ginocchio, expert en neurosciences appliquées et co‑développeur des outils SCOPE®.
Nous proposons ici une lecture orientée DRH et dirigeants : que faire concrètement de ces enseignements ?
Les biais cognitifs ne sont pas des bugs de notre cerveau, c’est son mode de fonctionnement par défaut. À partir du moment où on les rend visibles et qu’on les cartographie avec SCOPE, on peut enfin concevoir des pratiques managériales qui respectent la réalité cognitive des équipes !
Stéphane Ginocchio, spécialiste en neurosciences appliquées et conférencier au Collège de Paris
Un enjeu managérial confirmé par les données SCOPE
L’analyse des 1 346 profils par Alixio Group montre que les difficultés rencontrées en transformation ne viennent pas uniquement des compétences ou des process, mais aussi de la dynamique cognitive réelle des équipes :
- La manière dont les collaborateurs gèrent l’incertitude et le changement
- La façon dont ils focalisent ou dispersent leur attention
- Ce qui fait réellement sens pour eux dans l’organisation
Autrement dit, derrière un même organigramme, vos équipes ne traitent pas la réalité de la même manière.
Ignorer ces biais cognitifs dominants, c’est prendre le risque d’incompréhensions, de tensions et de décisions mal comprises, même avec une stratégie claire sur le papier.
Deux grandes dynamiques de biais qui façonnent vos équipes
Les données issues de SCOPE font apparaître deux grands types de fonctionnements dominants dans les organisations :
- des profils qui cherchent surtout à stabiliser le cadre (cohérence, continuité, repères)
- des profils qui cherchent à reprendre le contrôle face au flou (décider vite, agir, réduire l’incertitude)
Dans l’étude SCOPE, environ 6 collaborateurs sur 10 se situent du côté de la « narration et continuité » (confirmation, planification, normalité…), tandis qu’un peu plus de 4 sur 10 privilégient des mécanismes de gestion de l’incertitude et de l’engagement (contrôle, projection, récompense immédiate…).
Pour un manager, cela change tout :
un même message de transformation peut rassurer une équipe et inquiéter une autre, non pas en fonction des personnalités uniquement, mais parce que l’information traverse des filtres cognitifs différents.
Ces biais sont par ailleurs amplifiés par :
- les régimes attentionnels : près de la moitié des répondants fonctionnent en mode multi‑actif, quand d’autres avancent de manière beaucoup plus linéaire
- les valeurs organisationnelles dominantes : sur un sous‑échantillon étudié avec SCOPE20®, environ 70 % des collaborateurs privilégient la créativité et la collaboration, loin devant la seule logique de contrôle ou de compétition
Ce trio biais – attention – valeurs explique pourquoi certaines équipes embarquent facilement dans un projet quand d’autres décrochent, se sur‑engagent ou se crispent.
Rendre le travail cognitivement soutenable
Les biais cognitifs ne sont pas le problème en soi : ils sont la manière dont le cerveau simplifie une réalité complexe. Le défi, pour les DRH et dirigeants, est de rendre le travail cognitivement soutenable en :
- Clarifiant les règles du jeu, les priorités et les critères de qualité
- Expliquant les décisions pour limiter les interprétations biaisées
- Organisant des temps de coopération où les biais se complètent plutôt qu’ils ne s’opposent
- Donnant aux managers des repères pour adapter leur style à la réalité cognitive de leurs équipes
L’objectif n’est pas de « corriger » les individus, mais de configurer l’organisation (management, communication, processus RH) pour qu’elle fonctionne avec, et non contre, les biais dominants présents.
Mesurer et agir avec SCOPE10® et SCOPE20®
Pour passer de la prise de conscience à l’action, Alixio Group a développé, en collaboration étroite avec Stéphane Ginocchio, deux outils complémentaires :
- SCOPE10® : un test court permettant à chaque collaborateur d’identifier son biais cognitif dominant, de comprendre ses réactions en situation de pression et d’amorcer un travail de régulation et de métacognition.
- SCOPE20® : une cartographie à l’échelle des équipes, métiers et niveaux de management, qui met en évidence les profils cognitifs, régimes attentionnels et valeurs organisationnelles. Un support précieux pour piloter recrutement, mobilité, formation, prévention des RPS et transformations.
SCOPE10® et SCOPE20® permettent à votre organisation d’aller plus loin, en disposant de ses propres indicateurs cognitifs pour sécuriser ses décisions et ses transformations.
Pour aller + loin, nos experts sont à votre écoute
Vous souhaitez comprendre comment les biais cognitifs au travail impactent vos managers et vos équipes, et comment utiliser SCOPE pour piloter vos transformations RH et managériales ?
Amandine Kevorkian
Responsable de l'offre SCOPE® Alixio Group
&
Antonin Sené
Directeur Digital Factory Alixio Group
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